Votre enfant griffe, mord, tape ses petit.e.s camarades, et ce parfois, sans raison apparente Rassurez-vous, il ou elle n’est pas (forcément) psychopathe. Mieux, ça arrive même aux autres parents ! Et parce que faire appel à un exorciste n’est définitivement pas une option, Chucky, notre spécialiste des situations extrêmes nous en dit plus sur la manière de faire face à ces petits excès de violence. Pour que votre vie ne ressemble pas à un mauvais slasher !

Rien d’anormal donc. Qu’il veuille tester vos limites, qu’il ait un fort besoin d’individualisation, que cela se passe en réaction à de la frustration ou à cause d’un trop-plein d’émotions difficile à canaliser, les raisons sont multiples. Il n’en reste pas moins que malgré toute votre écoute et votre bienveillance, ces accès de violence peuvent désarmer, voire nous pousser à bout. Quand bien même ces comportements sont souvent des passages obligés et pas nécessairement des signes de trop inquiétants, il est nécessaire de réussir à y opposer des limites fermes pour y mettre un terme (et ce même s’ils peuvent se répéter). Quoiqu’il arrive, personne n’a de solution miracle, et être parent force à rester humble en matière d’éducation. Et si,  malgré tous vos efforts, un vrai problème de violence devait s’installer durablement, parlez-en aux professionnels qui gravitent autour de votre enfant (enseignants, psychologue scolaire, pédiatre…), ils pourront sans doute vous éclairer  sur le comportement de votre enfant, et le cas échéant faire corps avec vous, et avec lui, pour vous aider à enrayer le problème. 


CE QU’il FAUT FAIRE

  •   S’il ou elle est tout petit.e, demandez à votre enfant de transformer ce mouvement violent en geste gentil, en lui montrant comment faire une caresse sur la tête de celui ou celle qu’il ou elle vient de taper. Si votre enfant est plus grand, stoppez-le tout net, calmement, mais fermement. 
  •  Après un court moment de réconfort physique (un câlin par exemple), tentez de déceler la raison de ce trop-plein d’émotions, en parlant avec lui pour l’aider à comprendre seul pourquoi il a été violent, en quoi c’est grave et comment présenter les meilleures excuses possibles à la personne qui en a fait les frais.
  •  Apprenez-lui à identifier et verbaliser ses émotions pour qu’il n’ait plus à les exprimer physiquement. Au quotidien, valorisez les signes d’affection et de respect que votre enfant peut témoigner dans son rapport aux autres, mais aussi aux choses qui l’entourent, comme ses jouets par exemple.

CE QU’il NE FAUT PAS FAIRE

  • Évitez d’être violent en sa présence en gestes et en paroles. Car vous aurez beau expliquer qu’il ne faut pas frapper ses petits camarades, si vous menacez de casser la g… au conducteur qui vous a fait une queue de poisson au prochain feu rouge, votre enfant aura du mal à vous croire et encore moins à vous écouter ! 
  • Évitez de l’exposer à des images violentes, et de manière plus générale à des lectures, films ou jeux vidéos inadaptés à son âge. 
  • Oubliez le vieil adage « œil pour œil, dent pour dent ». Histoire de prouver par l’exemple que même dans des cas de figure extrêmes, il y a, pour vous aussi, d’autres moyens plus adaptés que la violence pour régler les problèmes. 
  • Ne tendez pas l’autre joue. Non, mais franchement, quelle idée !!!

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