Culture Pop

Robinson, père et fils : Seul au monde (ou presque)

L’auteur de bandes dessinées Didier Tronchet  est parti vivre six mois avec son fils sur l’Ile de la Natte au large de Madagascar « avec la ferme intention de vivre sans les béquilles que la société moderne fait passer pour indispensables» et certain de passer sereinement avec Antoine, le cap réputé difficile de l’adolescence.  Les choses ne se sont pas déroulées comme prévu...  Il a tiré de cette expérience une histoire en deux versions, un récit (Robinsons père et fils : A Madagascar, l’île aux Nattes chez Elytis) et un roman graphique pour la revue XXI. 

Breaking dads : La mort télévisuelle du patriarcat

2015 a signé la mort symbolique du modèle paternel popularisé par les divertissements familiaux télévisuels. Bill Cosby et Stephen Collins, les patriarches chéris de générations entières biberonnées au petit écran, ont détruit leur personnalité publique à la disgrâce de scandales sexuels à peine concevables et encore moins pardonnables. Les repères s’effondrent, et avec eux, le confort rassurant de séries soudainement flanquées d’une aura glauque. Les multi rediffusions s’arrêtent nettes, laissent un vide béant. Fort heureusement, depuis l’infanticide originel de Twin Peaks, les plus grandes séries contemporaines nous préparent à la décomposition du patriarcat.

Apatow, mode d’emploi

Cinématographiquement, il existe deux Judd Apatow. L'auteur dramaticomique aux fortes inclinations autofictionnelles, et le Pygmalion virtuose de plusieurs générations de comédiens. Partant de cette observation, la question s'installe, pernicieuse : Et si Judd Apatow était meilleur producteur qu'auteur ?